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mardi 6 mars 2018

Choose your weapon : de la difficulté de choisir un jeu en adéquation avec son temps et son environnement

S'il est légitime pour les fabricants de figurines de tous poils de chercher à nous faire délier aussi souvent que possible les cordons de nos bourses pour remplir leurs caisses, c'est parfois autour d'un nombre restreint de petits bonhommes que l'on prend le plus de plaisir à s'affronter. Comment dès lors se décider entre un jeu - et un univers - qui incite à jouer des masses populeuses de grouillots se bagarrant pour la victoire et une proposition plus modeste et qui nécessite moins de combattants ? Réflexionnons là-dessus...
Une table bien garnie, une brochette de joueurs : ça fait toujours envie, mais comment y parvenir sans se disperser ?


mardi 20 juin 2017

(Re)forger une légende : Space Marines 2017

Si Hollywood tourne en boucle depuis une quinzaine d'années, recyclant jusqu'à l'usure des hits passés jusqu'à finir par en épuiser tout intérêt, c'est pour une seule raison : les succès commerciaux qu'ils ont généré font rêver les producteurs qui sont prêts à financer, des remakes, reboots, prequels ou suites pour titrer le maximum d'une bonne idée ou d'un bon film qui date de 20 ou 30 ans. Comme un jeu à succès pour lequel on produit des extensions dont la popularité finit inexorablement par lasser (oui, Zombicide, c'est toi que je regarde avec des succédanés en forme de machine peu inspirées destinées avant tout à faire de l'argent). A l'heure où le jeu de bataille dans le 40ème millénaire fête son trentième anniversaire, Games Workshop semble prendre un chemin similaire, réinventant son plus gros succès : le space marine (pas (c) ni TM pour le coup).
L'image de couverture de Rogue Trader, par John Sibbick, déjà les space marines y ont la place d'honneur

mercredi 31 mai 2017

A quoi on joue ? : Warhammer 40k v2, bataille sur Crypnos II

"Au peintre lent, l'escarmouche" dit le vieux dicton. Et de fait, c'est souvent vers des propositions ludiques ne nécessitant que peu de figurines que le temps de jeu a été consacré. Il faut admirer sans arrière-pensée celui qui peut sans sourciller peindre une armée entière de combattants en un temps record, répéter une recette sur des dizaines d'uniformes et consacrer son atelier à une seule force pléthorique. De fait, le peintre lent, n'a donc pour seul horizon que l'escarmouche ou le jeu avec des figurines non-peintes (une hérésie !). A l'heure où le 40ème millénaire est enfin sur le point de s'achever et l'univers "grimdark' de Games Workshop de connaître une nouvelle évolution, il fallait pallier un manque et jeter des dés en chargeant des xénos selon les règles de la deuxième version du jeu futuriste. Et donc utiliser les figurines d'un comparse pour l'occasion, fussent-elles non peintes...
L'émouvant moment de l'exhumation des reliques

mardi 4 octobre 2016

Interview : Papacube, famille et figurines

D'abord, on est jeune et fou. On voit passer les jolies couleurs des catalogues de figurines, on plonge dans un univers, on joue (vite et beaucoup), on peint (souvent pas très bien) et puis on grandit. Ceux qui parcourent ces lignes se réveillent souvent un jour avec des boîtes pleines de vieilleries métalliques et puis, une chose en entraînant une autre, avec l'aide des méandres de l'interweb, la flamme reprend. Sauf que le gamin émerveillé est depuis devenu un adulte (pas forcément toujours responsable, et c'est tant mieux) et que le retour de cette passion envahissante doit être conjugué avec une vie amoureuse et familiale qui s'accommode souvent mal de bouts de plombs et de plastique qui traînent un peu partout. Hobbyistes inquiets, rassurez-vous, le mélange famille-figurines est possible ! Autour de ce vaste sujet (et bien d'autres), qui mériterait à lui seul moult posts, un blogueur, figuriniste, dessinateur et surtout Papa de 3 fillettes signe régulièrement de jolis croquis colorés en formes de tranches de vie délicieusement bien vues (que celui qui ne se retrouve pas dans une des vignettes présentées ici me lance le premier dé) dont il a fait un blog. Et je n'ai pas honte de le dire, c'est par ce blog que je l'ai d'abord suivi, avant même de savoir que le discret gredin tenait aussi un blog consacré à ses peintures. On y parle de vie de famille, de technologie, de sorties communes et de l'art d'être parent (avec beaucoup de simplicité) et aussi de figurines. Car sous son crâne dégarni et son trait de crayon pertinent, Papacube est un figuriniste de longue date, peintre très doué et joueur occasionnel mais amateur convaincu des univers Games Workshop. Rencontre avec un papa peintre passionné et ouvert.

Papacube, ses trois princesses et mamancube qui veille au grain. Tranches de vie bien dessinées

lundi 29 août 2016

Coloriage : "peignez comme si vous aviez 4 ans", donner vie à des ruines industrielles (très) rapidement

La canicule, parfois, ça a du bon. Ecrasé par la soudaine chaleur, on se tourne vers des petits projets, du genre de ceux qui traîne sur un coin d'établi depuis déjà trop longtemps, commencé un jour d'enthousiasme débordant pour être aussitôt relégué au rang des 'on verra ça plus tard'. Et donc, tandis qu'Hélios dardait ses ardents rayons, ces oubliés du modélisme ont pris la lumière... et des couleurs. Après un peu de bric-à-brac, c'est au tour de sujets plus 'volumineux' de passer sous des pinceaux grossiers, histoire - une fois encore - d'habiller un peu plus les tables de jeu.
"Mes biens chers frères, mes biens chères soeurs..."

lundi 11 juillet 2016

Games Workshop : le Retour du Roi ?

Voilà un an, l'interweb bruissait de rumeurs folles et de cris de rage ou de dépit. Games Workshop, plus gros poisson du petit bassin des producteurs de figurines et de jeux (de figurines, évidemment), venait de détruire, à l'issue d'une campagne martiale cataclysmique (The End Times, soit la Fin des Temps dans la langue de François Rabelais), l'univers qui avait donné son nom - et ses heures de gloire - à la marque rouge et jaune. Soit, le Vieux Monde n'était donc plus, les vieux de la vieille juraient leurs grands dieux que, trahis par Games Workshop et ses visées capitalistes, ils tournaient définitivement le dos à jamais à la marque qui les avaient tant fait vibrer, comme ça, pour faire les pieds aux méchants décideurs de Lenton. A l'aube de l'été sortait Warhammer : Age of Sigmar remettant à plat aussi bien le système de jeu que le design visuel de l'univers maison et l'interweb résonnait encore de mille cris. Un an s'est écoulé et bien des grappes de figurines sont depuis sorties des chaînes de production, des kilomètres d'encre numérique ont épuisé des débats (et des débatteurs !) stériles, et Games Workshop, ignorant superbement les réactions outrancières a continué son petit bonhomme de chemin. Sans rien changer ? Pas tout à fait. Fort d'une très large surface de contact avec sa clientèle (via des magasins nombreux), Games Workshop opère ces derniers temps (l'histoire dira comment le passage de flambeau entre le DG sortant Tom Kirby et son successeur Kevin Rountree a impacté ce changement) un progressif retour aux sources qui réveille soudain les passions endormies et titille à nouveau les ultras souvent prompts aux décisions hâtives. Qu'on aime ou non la marque anglaise, l'évolution des derniers mois reste sensible. Un changement bénéfique pour les joueurs ?
Les jeux en boîte sont de retour chez GW. Signe d'un changement de cap ou d'un retour aux sources ?

lundi 23 mai 2016

Coloriage : Rogue Trader, where is my mind ?

S'il est une chose qui singularise en grande partie l'univers de Warhammer 40000 des autres univers de science-fiction, c'est le warp et ce qu'il traîne avec lui. Dimension magico-chaotique autant qu'essence maléfique et porte vers les territoires habités par le chaos, il fait figure d'abysses et de foire aux monstres. Derrière lui, le cortège de l'imagerie d'un univers hanté par la guerre (alimentée par les manigances des différentes entités chaotiques et de leurs pions autant que par le service marketing de chez Games Workshop) trimballe donc des horreurs cosmiques et une humanité qui combat une dégénérescence largement installée. Comme chez son aîné médiéval-fantastique, c'est cette imagerie désespérée, sombre d'un univers qui tient plus du cloaque que du paradis qui donne, dans le sillage de l'existence du warp, de ses mystères et de ses habitants un ton si singulier à ce qui n'aurait pu être qu'une variation de plus sur le thème de la science-fiction. Outre les guerriers génétiquement surboostés et chauves que sont les Space Marines (plus très humains donc), l'Impérium de l'humanité peut compter sur d'autres champions paradoxaux : les psykers.
Les chauves et leurs cannes, une thématique récurrente du lointain futur gamesworkshopien.

mercredi 10 février 2016

Wayne England, chasseur d'images et passeur de mondes

La nouvelle a déjà fait le tour de l'interweb et de ses méandres : l'illustrateur Wayne England nous a quitté. Si évidemment, les disparitions sont inéluctables, le début de l'année 2016 n' pas été avare en la matière hélas. Je dois confesser que je ne connaissais pas le nom de Wayne England avant la sortie de la troisième édition des règles de Donjons & Dragons. Jusqu'alors les noms des artistes ne figuraient souvent que dans les pages citant les participants aux ouvrages, nom parmi tant d'autres, souvent aussi vite oublié que lu. Quand D&D 3 est sorti, l'interweb prenait son essor et les images se partageaient alors plus facilement, donnant accès au joueurs de jeux de rôles à un paquet de ressources plus accessibles que les photocopies/découpages qui constituaient souvent les seuls aides de jeux visuelles disponibles aux premiers âges du jeu.
Les serviteurs de la Grande Faucheuse ont rappelé à eux un grand artiste...

lundi 15 juin 2015

Mondes sur tables : promenades ludiques et rendez-vous manqués

Dans les méandres de l'interweb, il se trouve de tout, le pire, et le meilleur. Comme le pire n'exerce que peu d'attrait sur moi, j'évoquerai le meilleur. A l'instar de nombre de confrères, les étagères et les cartons oscillent toujours entre du pas peint/presque peint/peinture entamée/peint/jamais déballé/à vendre... Or donc, ayant dans ma pile quelques anciennes références Confrontation à vendre, j'ai fait affaire avec un sympathique confrère qui, au détour d'une conversation rapide mais riche, m'avoua être tombé dans Batman the Miniature Game autour duquel je tourne depuis quelque temps comme une mouche autour d'un fruit blet. L'adresse de son blog aux longues oreilles en main, j'ai donc pu me plonger dans la lecture des règles traduites par ledit rongeur avec grand plaisir... Prévenante, la bête aux dents longues (et à la barbe fournie !) a même inclus des petits conseils d'achat pour débuter sans se ruiner dans le jeu. Voilà qui n'aidera pas à restreindre le budget du mois de juin...
Une imposante table de Warhammer 40K. Tyranides contre Space Marines. Comment dit-on chez Shakespeare : "the elephant in the room" ? ;)