mardi 20 juin 2017

(Re)forger une légende : Space Marines 2017

Si Hollywood tourne en boucle depuis une quinzaine d'années, recyclant jusqu'à l'usure des hits passés jusqu'à finir par en épuiser tout intérêt, c'est pour une seule raison : les succès commerciaux qu'ils ont généré font rêver les producteurs qui sont prêts à financer, des remakes, reboots, prequels ou suites pour titrer le maximum d'une bonne idée ou d'un bon film qui date de 20 ou 30 ans. Comme un jeu à succès pour lequel on produit des extensions dont la popularité finit inexorablement par lasser (oui, Zombicide, c'est toi que je regarde avec des succédanés en forme de machine peu inspirées destinées avant tout à faire de l'argent). A l'heure où le jeu de bataille dans le 40ème millénaire fête son trentième anniversaire, Games Workshop semble prendre un chemin similaire, réinventant son plus gros succès : le space marine (pas (c) ni TM pour le coup).
L'image de couverture de Rogue Trader, par John Sibbick, déjà les space marines y ont la place d'honneur

mercredi 31 mai 2017

A quoi on joue ? : Warhammer 40k v2, bataille sur Crypnos II

"Au peintre lent, l'escarmouche" dit le vieux dicton. Et de fait, c'est souvent vers des propositions ludiques ne nécessitant que peu de figurines que le temps de jeu a été consacré. Il faut admirer sans arrière-pensée celui qui peut sans sourciller peindre une armée entière de combattants en un temps record, répéter une recette sur des dizaines d'uniformes et consacrer son atelier à une seule force pléthorique. De fait, le peintre lent, n'a donc pour seul horizon que l'escarmouche ou le jeu avec des figurines non-peintes (une hérésie !). A l'heure où le 40ème millénaire est enfin sur le point de s'achever et l'univers "grimdark' de Games Workshop de connaître une nouvelle évolution, il fallait pallier un manque et jeter des dés en chargeant des xénos selon les règles de la deuxième version du jeu futuriste. Et donc utiliser les figurines d'un comparse pour l'occasion, fussent-elles non peintes...
L'émouvant moment de l'exhumation des reliques

mardi 2 mai 2017

Interview : Burn Out (bis) par Minus

Le jeu en campagne, est l'un des grands plaisirs du figuriniste. On y pousse des petits bonshommes qui prennent du grade, évoluent, vivent une histoire, subissent des blessures et finissent parfois par mourir... bêtement. Quel que soit le destin des petits soldats qui évoluent sur les tables bricolées vite fait ou soigneusement édifiées au fil de longs chantiers collectifs, les histoires qui y naissent se révèlent souvent au moins aussi mémorables que les moments partagés à discuter, rigoler, pester ou se creuser la tête avec des comparses joueurs autour des dites tables. Jusque-là plus adapté au jeu en tournoi (grâce à une équipe de testeurs-auteurs des plus efficaces), Eden connaîtra dans quelques mois un mode de jeu en campagne grâce à une fructueuse campagne de financement qui arrive à son terme sous peu. Après en avoir discuté avec Mohand, grand manitou du post-apo à la française, c'est Minus, auteur des règles de l'extension qui s'est prêté au jeu des questions-réponses, histoire d'en savoir un peu plus sur Burn Out.
Le starter modulable pour les bandes de mutants d'Eden. Un des prochains objectifs de la campagne de financement en cours.

lundi 1 mai 2017

Interview : Burn Out (et plus) par Mohand

La figurine, comme beaucoup d'autres loisirs dis « de niche », c'est une affaire de passion avant tout. De celles qui vous font travailler jusqu'à des heures indues et vous lancer dans des projets auxquels vous avez parfois le sentiment d'être le seul à croire. Mais heureusement, la passion est également communicative et constitue souvent un moteur tellement forte qu'elle donne naissance à des projets et des élans collectifs inoubliables pour ceux qui les vivent et ceux qui y prennent part. La rencontre de Mohand, peintre, sculpteur et auteur passionné et de Minus, peintre, joueur et bidouilleur de règles tout aussi passionné a donné naissance à Burn Out, une proposition ludique originale dans le monde post-apocalyptique d'Eden. A l'heure où la campagne de financement participatif lancé pour donner vie à cette extension est dans ces dernies jours, il était temps d'en savoir plus en rencontrant ces deux créatifs. Première étape avec Mohand, celui par qui Eden (et ses déclinaisons) sont arrivées.

Les Askaris disponibles avec Burn Out. Je dois dire que la faction a un sacré look :)

mercredi 26 avril 2017

Mondes en campagne

En politique, comme ailleurs, la campagne est un moment fort et marquant. Pousser de la figurine en mettant joyeusement sur la tronche de son adversaire pour une bataille est une chose, le faire au fil de différentes parties avec des troupes qui évoluent et des enjeux qui changent en est une autre nettement plus passionnante. Parce qu'elles créent du récit, les campagnes génèrent échanges et créativité dans une saine émulation pour des moments inoubliables et partagées. Car là où le dispositif traditionnel du jeu vous invite souvent à jouer contre votre adversaire, la campagne oblige à jouer avec lui, à collaborer pour concevoir des scénarios, des décors, des personnages et des parties épiques et mémorables. Si des jeux comme Mordheim ou Necromunda sont restés dans les mémoires, c'est en grande partie grâce à cela. Petit regard sur quelques héritiers contemporains et quelques moyens de jouer en campagne.
Au milieu des étendues gelées de Frostgrave, personne ne vous entendra invoquer des boules de feu...

lundi 27 mars 2017

Coloriage : Heroquest et Blood Bowl sont sur un bateau

Confié à un terrain, Blood Bowl joue pourtant aussi avec son public. Que ce soient des fans hargneux ou des supporters enthousiastes, leur présence et leurs actions sont prises en compte dans le jeu. Pour prolonger le plaisir et déborder du simple coloriage d'une équipe, la mise en couleurs de quelques gugusses pour animer le bord du terrain et les sièges du stade est un à-côté bienvenu pour se détendre le pinceau au milieu de projets plus longs.
Les stades du jeu vidéo sont imposants, on est loin du plateau simple à la GW (la pose des statues vous rappelle quelque chose ? C'est normal !)


lundi 27 février 2017

Coloriage : Dungeons & Dragons, back to the city again

Comme l'a fait découvrir il y a quelques mois aux non initiés, la pratique du jeu de rôles "à l'américaine" s'accompagne souvent de figurines. D'autant plus quand il s'agit du premier d'entre eux, le vénérable Dungeons & Dragons. Cousins parfois très proches parfois plus lointains, le jeu de rôle et la figurine ont irrigué l'imaginaire de beaucoup de joueurs dans les années 80. Si l'un et l'autre restent des jalons d'une vie ludique riche, ce n'est que rarement que ces deux mamelles d'une passion transversale pour les univers imaginaires ont fini par se rencontrer. Si évidemment les confluences sont nombreuses via les univers de Games Workshop (au travers des jeux édités par Fantasy Flight Games jusqu'à il y a peu), le jeu de Gary Gygax n'avait pas encore été l'occasion de peindre des figurines...
Les quatre cavaliers de l'apocalypse, peinture rapido et socle dégueu.


jeudi 16 février 2017

Confrontation : de re-retour ?

La nouvelle affole l'interweb ludique depuis une petite semaine, la licence du jeu de figurines Confrontation n'est pas tout à fait morte. Disparue des étals depuis le passage au plastique pré-peint de la version 4, la gamme portée par Rackham semble promise à un renouveau sous la conduite des éditions Sans-Détour. Dix ans après la disparition de l'étoile filante de la figurine made in France, la (re)naissance est annoncée mais peu d'infos ont filtré sur le bébé. Plutôt que d'ergoter sur les potentialités qu'ouvrent cette annonce, revenons quelques années en arrière.
L'illustration de la boîte d'armée du Lion de la 4ème édition.
Pour la résurrection, c'est Loïc Muzy qui s'y colle. La volonté de rester dans la continuité est marquée, reste à ne pas se contenter de ça, parce que c'est bien beau... mais pas très nouveau.

lundi 30 janvier 2017

Coloriage : Hand of Death by Greebo, des skavens au poil pour Blood Bowl

On ne le dira jamais assez, plus que Games Workshop qui n'a rien fait pour soutenir son jeu pendant des années, ce sont les éditeurs alternatifs qui ont en grande partie maintenue vivante la flamme du Blood Bowl sur les terrains du monde entier. Parmi les nombreuses marques a voir su proposer des concepts intéressants et originaux, les italiens inventifs de Greebo Games ont à leur actif un beau palmarès. Autour du thème oriental/japonisant, ils déclinent intelligemment les équipes jusqu'alors présentées avec une esthétique peu éloignée de celle du Vieux Monde de Warhammer : le résultat, des figurines originales, des poses variées et de très belles réussites. C'est une nuée de rats qui envahit donc les terrains en ce début d'année, la team Hand of Death étant aussi singulière que réussie, y poser les pinceaux fût un vrai plaisir.
Les hommes rats du lointain Cathay arrivent sur les terrains de Blood Bowl ! (le second lanceur était aux toilettes au moment de la photo).

lundi 23 janvier 2017

A quoi on joue ? Seigneurs de guerre

L'un des points communs qui revient le plus souvent dans les mots des joueurs et peintres de figurines, c'est le constat que la fin des années 80 et le début des années 90 était une époque bénie. Aux côtés des jeux vidéos qui ont aussi marqué une génération de joueurs, les jeux de société envahissaient également les rayons. Et aux côtés des grands noms, la collaboration entre Milton Bradley Games et Games Workshop opéra une rencontre déterminante pour l'impact de la marque en jaune et rouge sur les esprits de bien des quadragénaires d'aujourd'hui en permettant à l'imaginaire des créateurs de Warhammer Battle et Rogue Trader/Warhammer 40000 de sortir des boutiques spécialisées pour arriver où des familles pourraient les découvrir en allant faire les courses hebdomadaires : sur les étals des supermarchés. Comme Heroquest (sorti 3 ans plus tôt, en 1989) ou Space Crusade, une grosse boîte allait marquer bien des jeunes joueurs en proposant un matériel aussi pléthorique que ses règles étaient simples : Seigneurs de Guerre (ou Battle Masters dans la langue d'Andy Chambers).
Un tapis GEANT ! Et plus de 100 figurines, et un grand prix du jouet en plus. Et paf ! Achetez, achetez, jouez, poussez de la fig ! (le marketing est une science subtile)

mardi 10 janvier 2017

Blood Bowl All-Star Teams

Avant d'être un jeu qui ferait vibrer aussi bien les modélistes que les statisticiens, Blood Bowl faisait surtout figure de bon gros délire inspiré de loin par le football américain et infusé de la (contre)-culture un brin punk et décalée des années 80. Et c'était bien. Sans trop s'embarrasser de principes ludiques, le jeu accumulait les possibilités et les variations (jusqu'à rendre les parties parfois très longues) en prenant soin de proposer des variations et des options certes très nombreuses, mais surtout bienvenues. Puisque pour l'instant l'édition 2016 de Blood Bowl ne semble pas marcher sur ces traces, préférant se contenter prudemment de reprendre le corpus existant en l'amendant à la marge, voici quelques propositions destinées à faire revivre les options défuntes du jeu. Prenez vos billets pour la Ligue du Vieux Monde, une compétition qui amende les règles du Blood Bowl des familles.
Les gugusses de la Mongrel Horde, une équipe de la deuxième édition, comme on n'en fait hélas plus. Sauf que...