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mercredi 14 septembre 2016

Interview : Morikun, le hobby à taille humaine (2ème partie)

Hobbyiste accompli, jamais à court d'idées, McGyver du soclage et adepte de la déclinaison du clan Mori à bien des sauces, Morikun, outre une expérience déjà longue dans la peinture de petits bonshommes de métal ou de plastique, est également le tenancier d'un blog réputé qui fête ces jours-ci son 600 000ème visiteur. De débuts modestes et tâtonnants à la machine à teaser et à dérouler des tutoriels aussi divers que pratiques, le Temple de Morikun est devenu un point de passage important pour les figurinistes de France et de Navarre. Sans doute parce que le verbe inépuisable du gardien et les apprentissages qu'il y dispense se révèlent toujours instructifs et abordables. Une démarche simple, qui n'est pourtant pas à la portée de tout le monde. Ce qui explique sans doute en partie l'audience grandissante dont bénéficie le maître des lieux. Plus qu'une simple galerie de ses figurines, le Temple accueille en outre volontiers des chroniques culinaires, haïkus, coups de gueule, coups de coeur et test divers et variés, le tout à taille humaine. Nul besoin ici d'être un roi du pinceau, maître des mille lavis, des fondus subtils et de la main levée : le propos reste à hauteur d'homme et invite sereinement à décomplexer les hobbyistes timides, avec Morikun, tout reste possible et abordable pour qui veut s'en donner les moyens. Suite donc de l'interview de Morikun, éponyme gardien d'un célèbre temple.
Morikun dans ses oeuvres : "Que vais-je peindre aujourd'hui ? Et qu'est-ce qui m'a pris de lancer ce blog ?!"

lundi 16 mai 2016

Fury Road : le jour d'après

Fin de la route pour cette APO. Une première ça change des petits procrastinations et papillonnages ordinaires, tout en permettant des petits ajouts plaisants. Rien de dingue, il n'est question qu de figs destinées au jeu, je n'ai pas vraiment les armes et le talent pour plus, ce qui est finalement une bonne chose. Fury est un jeu très sympa (j'y reviendrai) et les factions respirent chacune le petit décalage pétri d'inspirations multiples que Whispe y a injecté. Tout jeune qu'il soit, l'univers de Fury respire la bonne humeur et l'originalité. Deux choses qui donnent envie de s'y promener. Ce petit voyage en Esialdès fût donc un vrai plaisir, d'autant que les autres participants ont exploré des tas de bandes différentes avec un réel talent et plein d'originalité.

lundi 9 mai 2016

Fury Road : châteaux de sable

S'il a fallu à certains 1001 nuits pour venir à bout des assauts de leurs ennemis, le temps à consacrer à la peinture des bandes pour Fury : Outburst Control ! dans le cadre de l'APO lancée par Rafpark, touche bientôt à sa fin. Sans être d'une fulgurance absolue, l'avancée de mon petit groupe progresse correctement et je serai dans les temps lundi prochain pour le bouclage final.
"Bon les gars, sur le moulage, c'est du 50/50. On avait dit pas de Finecast !"

lundi 2 mai 2016

Fury Road : les sables du temps

L'un des côtés intéressants de Fury, outre son univers barré riche de nombreuses inspirations, c'est sa large ouverture. Il faut le dire, outre une carte du monde assez succinte et un léger descriptif des factions, le lecteur moyen possède assez peu d'infos sur l'univers et ses ressorts. Et c'est plutôt une bonne chose. Outre quelques illustrations, les sculptures des différentes figurines et quelques éléments permettant de singulariser chaque faction, chacun peut ainsi projeter dans l'univers à peu près ce qu'il veut. Une aubaine pour les modélistes fous autant que pour ceux qui aiment se raconter des histoires. Les nains porteurs de lunettes de soleil côtoient des machines mécaniques et les yétis courts vêtus croisent des orques attifés comme des légionnaires romains. Les indices sur le niveau technologique sont rares et les audaces semblent toutes permises. Autant dire qu'on attend un hypothétique jeu de rôles maison avec une impatience non dissimulée...
"Et bim ! 10 ! Comment je vais te le maraver ton R.A.B.B.I.T. !"

lundi 25 avril 2016

Fury Road : dans le désert, personne ne vous entendra prier

Le moment où tout prend forme. Ce petit moment où, après avoir rassemblé les figurines, vaguement cherché un schéma, trouvé un petit brin d'histoire pour donner un peu de consistance à la bande on se trouve un petit équilibre, un peu de carburant pour maintenir intacte la flamme de la motivation le temps de mettre tout ce petit monde en couleurs. Parfois le tout est rapide, d'autres fois le processus demande un peu de maturation. Et parfois, c'est autre chose qui vient. Un truc qui permet de se faire un film dans sa tête et sur la table en jouant. Action.
"C'est de la bonne ?" "Mouiii, pas mal, je prends."

lundi 18 avril 2016

Fury Road : sables mortels

D'ordinaire, j'ai tendance à peindre par groupes. Pas à la chaîne, parce qu'il est rarement question de peindre 50 figurines en quelques jours, mais en rationalisant tout de même le procédé, parce que la Vraie Vie se révèle soudain bien remplie et que quand le temps de peinture/modélisme se résume à une poignée de minutes volées dans la journée, il faut se montrer efficace pour espérer avancer ne serait-ce qu'un peu. Avec moins d'une dizaine de figurines à mettre en couleurs, la démarche est différente, puisqu'il s'agit alors de porter à chacune une attention particulière tout en veillant à ce que l'ensemble fonctionne bien. Qu'on se rassure, pas ici de théorie complexe sur les teintes de couleurs et leur manière de se répondre (mon meilleur outil de planification reste un pifomètre en usage depuis de longues années), mais une approche plus décontractée... ce qui n'empêche pas un peu de réflexion tout de même. Avec 3 combattants (dont un officier), un chasseur et une grosse fig, ça laisse quelques possibilités. Je n'ai pas encore la moindre idée de la couleur des uniformes des combattants, mais ça va venir. En attendant, j'ai décidé d'agrémenter tout ça d'un bout de décor, histoire de donner un peu de couleur à l'ensemble.
Walk like an Esialdian... Les artistes d'Esialdès, bien que très pointus en sculpture, n'ont pas encore découvert la perspective

mardi 12 avril 2016

Fury Road : le guerrier solitaire

L'une des manières d'éviter l'accumulation de plastigris et de métal non peint consiste à jeter les nouvelles arrivées directement sur l'établi pour les mettre en couleur le plus vite possible. Le hic, c'est que ça ne marche que si on est assez rapide et que si on arrive à se trouver un schéma et un rythme de travail efficace. Heureusement, l'interweb et ses surprises restent plein de dynamiques comparses, le moindre n'étant pas le pape du krakaje compulsif, roi des APO en pagaille : Rafpark, tenancier multicartes du blog Geek Level 60. L'homme a une belle ludothèque, une manière très décontractée et généreuse d'aborder ses coups de coeurs en ne possédant qu'un défaut visible, celui de manquer de tout recul dès que ça parle de Star Wars, heureusement, on évoque aujourd'hui Fury ^^. Auteur d'un élan collectif (aussi appelé APO pour Auto-Prise en Otage) autour de la peinture des lots du KS Fury, il a motivé un belle liste de participants pour quelques semaines de coloriage, élan auquel je me suis joint, histoire de mettre en couleur au moins une des deux factions reçues : les humains d'Esialdes.

Le Royaume d'Esialdès : une terre de guerriers en pagnes, bien contents de sortir de leur désert pour coller des tartes à tout le monde.

mercredi 30 mars 2016

Shopping : Fury et ce qui s'ensuit

Juin 2015, une campagne participative visant à financer les 'armes lourdes' (comprendre, les grosses figurines bien violentes) pour Fury fleurit sur la toile, atteint son but quelques semaines plus tard et arrive ces jours-ci dans les boîtes aux lettres. Ayant eu à l'époque l'occasion de m'entretenir avec sire Whispe, démiurge d'un univers aux influences et aux approches multiples, je m'étais promis de m'essayer à cette proposition française originale et tenace. Surtout qu'avec "Arcane Punk Antique" dans les punchlines, il y a du potentiel.
Un colis, deux factions et un joli p'tit mot personnalisé : une campagne à taille humaine menée dans la bonne humeur et le sérieux.

mardi 5 janvier 2016

Interview : Minus, conquérir le monde, une figurine à la fois

Arpenteur au long cours de l'interweb, sa présence numérique investit nombre de forums et sites consacré au hobby et à la figurine où son talent de peintre fait merveille. Le sieur Minus, prince du violet et de ses marches, a bien voulu répondre à quelques questions sur son parcours de joueur... et de peintre.
Tombé les deux pieds dans le jeu made by GW, il préfère aujourd'hui investir le champ des jeux d'escarmouche, pour lesquels il peint bien et beaucoup. Son blog, outre le ton léger et accueillant qu'il emploie, fourmille ainsi de figurines issues de nombreuses gammes, des plus connues aux moins réputées; offrant aussi aux curieux, un joli regard sur des univers variés et explorés avec talent et sans a priori par un joueur détendu, un peintre aguerri et un photographe talentueux.
Petit par le pinceau, l'homme (par ailleurs modeste), de façon sans doute moins tapageuse que d'autres hobbyistes, a su se faire un nom que l'on oublie guère. Un bonne nouvelle, tant sa démarche curieuse et décontractée prouve largement que loin de n'être qu'une affaire de champions, la peinture de figurines et le jeu (comme pas mal d'autres choses en fait) restent avant tout une affaire de passion et de persévérance. Je mouche ma bougie et je range ma plume pour laisser les images et les réponses de Minus parler pour lui.



mardi 30 juin 2015

Interview : Jérôme "Whispe" Labadie parle de Fury : Outburst Control !

Furie ! devenu Fury : Outburst Control ! Deux noms, une philosophie. Du vent frais sous les tuniques des guerriers d'Esialdès et sur les tables de jeu françaises.
Furie, ça vous parle ? Et Fury : Outburst Control ! Deux noms pour un jeu français discret mais peaufiné sur l'établi d'un créateur entreprenant et inventif. A l'heure où la deuxième campagne de financement participatif autour du jeu bat son plein, Jérôme Labadie aka Whispe, peintre prolifique, créateur habité et interlocuteur passionnant parle de son jeu, de son parcours et de ses projets avec une décontraction non feinte et une bonne humeur contagieuse. Tout ça en bossant comme un damné et en attendant la naissance d'une mini-Whispe pour bientôt.
Quand en plus il vous parle de la qualité des jeux français de son parcours de rôliste éclectique et de ses inspirations, ça vous donne presque envie de déménager près de chez lui. Pas besoin toutefois, dans les méandres de l'interweb ludique, le zigue est aussi une dynamique force de proposition et un forcené de la créativité. Morose la France ? Attrapez vos armes et accumulez la furie, Whispe est là pour rester. Et c'est tant mieux.

lundi 15 juin 2015

Mondes sur tables : promenades ludiques et rendez-vous manqués

Dans les méandres de l'interweb, il se trouve de tout, le pire, et le meilleur. Comme le pire n'exerce que peu d'attrait sur moi, j'évoquerai le meilleur. A l'instar de nombre de confrères, les étagères et les cartons oscillent toujours entre du pas peint/presque peint/peinture entamée/peint/jamais déballé/à vendre... Or donc, ayant dans ma pile quelques anciennes références Confrontation à vendre, j'ai fait affaire avec un sympathique confrère qui, au détour d'une conversation rapide mais riche, m'avoua être tombé dans Batman the Miniature Game autour duquel je tourne depuis quelque temps comme une mouche autour d'un fruit blet. L'adresse de son blog aux longues oreilles en main, j'ai donc pu me plonger dans la lecture des règles traduites par ledit rongeur avec grand plaisir... Prévenante, la bête aux dents longues (et à la barbe fournie !) a même inclus des petits conseils d'achat pour débuter sans se ruiner dans le jeu. Voilà qui n'aidera pas à restreindre le budget du mois de juin...
Une imposante table de Warhammer 40K. Tyranides contre Space Marines. Comment dit-on chez Shakespeare : "the elephant in the room" ? ;)