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jeudi 17 mars 2016

A quoi on joue ? Warmachine (et Hordes)

Après avoir démarré dans le jeu de rôles, Privateer Press a vite su se faire un nom sur les tables de jeu en s'appuyant sur une imagerie très décalé au regard du positionnement médiéval-fantastique de Games Workshop (abandonné depuis). De métal et de fureur, le jeu de Matt Wilson et consorts proclame sur une tonitruante page 5 "Play like you've got a pair", ce qui dans un français châtié se traduit grosso modo par "ayez du courage, diantre !".
Oui, les pleureuses maudissant les dés, le bout de décor qui arrête les dés ou le demi-pouce manquant pour réussir un tir ou une charge ne sont pas bien vues à Warmachine. Et c'est tant mieux : jouer pour jouer, c'est toujours mieux que jouer pour gagner. A l'heure où GW a tourné la page de Battle et où Kings of War s'échine à ratisser le maximum de déçus, Warmachine, challenger historique sérieux de GW peut s'appuyer sur un univers original (même si, ça reste un pur produit d'Amérique et que l'Immoren reste relativement simpliste et grossier, on est tout de même très loin du Mantica de Mantic) et un gameplay à cent lieues de la bagarre de masse entre troufions à coup de pavés de dés.
Matt Wilson en forme : une vision dynamique (et plutôt emballante) de l'affrontement entre machines mécaniques mûes par magie.

mercredi 3 février 2016

A quoi on joue ? : Grind, The Undercity (& Widower's Wood), Privateer Press sur un plateau

Née en 2000, couvée par le trio Matt Wilson, Brian Snoddy, Matt Staroscik, Privateer Press, après être passée avec succès par la case jeux de rôles avec une trilogie d'aventures originales s'est faite un nom sur les tables avec Warmachine. Désormais sous la seule houlette de Wilson, le jeu aux règles affûtés, aux combos dévastateurs et à l'univers de steam-fantasy accrocheur reste probablement l'outsider venu attaquer le plus agressivement la suprématie de Games Workshop. Au fil d'une gamme devenue pléthorique (et parfois aussi chère que les figurines produites par le géant anglais), le jeu et son univers se sont taillés une belle place sur les tables des amateurs de mécaniques pointues et de listes peaufinées. Décliné sur les écrans depuis un Kickstarter fructueux, l'univers de Warmachine a récemment investi un genre sur lequel il s'était fait discret : le jeu de plateau. The Undercity oppose ainsi une bande de mercenaires et de sinistres trafiquants dans les souterrains de la ville de Corvis.
Coooorvis, ton univers impitoya-able ! Bon, le méchant céphalyx du couvercle n'apparaît pas avant la fin de la campagne, mais promis, ça cogne dur dans les souterrains de la ville !

mercredi 30 septembre 2015

Interview : Victoria Game, Warmachine et Hordes par Grégoire Boisbelaud, again

Juin 2001, alors que la troisième édition de Dungeons & Dragons est encore jeune, de nombreux éditeurs tiers se lancent dans la publication de matériel pour le jeu, notamment de nombreux scénarios. Parmi la masse de sorties, pas toutes passionnantes, un triptyque (The Longest Night, Shadow of the Exile et The legion of lost souls) se démarque pour deux raisons : l'univers steampunk des Royaumes d'Acier qui s'éloigne des autres propositions plus proches d'une fantasy traditionnelle et les couvertures signées Matt Wilson (représentant le personnage emblématique d'Alexia Ciannor). Quatorze ans plus tard, deux éditions d'un jeu de rôles (fonctionnant sous deux moteurs différents) et surtout deux jeux de figurines ont développé les Royaumes d'Acier bien au-delà de ce que proposaient les trois scénarios de départ. D'un côté, des constucts métalliques menés par des magiciens spécialisés s'affrontent dans la boue et l'odeur de poudre, de l'autre, des créatures sauvages voient leur rage canalisée pour servir d'arme à des druides capables de les maîtriser.

Très typé, l'univers développé par Privateer Press s'est déployé depuis sur les tables de jeu derrière Warmachine puis Hordes au fil de deux éditions qui ont servi à affiner un système de jeu exigeant et redoutable, lequel se base sur une écriture ultra-précise des règles et des profils équilibrés au cordeau. Sur les tables, ça donne des bastons entre des golems mécaniques maniant l'électricité contre des loups-garous gigantesques, des machines nécromantiques affrontant des trolls monstrueux et bien plus encore. Hormis une timide tentative de traduction vite oubliée, Warmachine ne se fera que peu d'émules dans l'Hexagone (mais des accrocs, rassemblés principalement dans le forum Battle-Group), jusqu'à l'arrivée, voilà deux ans de Victoria Game, société toute entière vouée à la traduction, la distribution et la promotion des jeux Warmachine et Hordes.

C'est le moment où beaucoup de joueurs se détournent de Warhammer Fantasy Battle et où de nouveaux venus se laissent tenter par l'univers de Privateer Press. La communauté grandit grâce au travail de fond effectué par Victoria Game et les récents changements intervenus chez GW marquent une rupture forte (GW propose un système gratuit et léger davantage tourné vers du scénario narratif vite bidouillé quand PP sort chaque année un livret gratuit de scénarios et de jeu plus orienté vers la recherche du combo et de la finesse mécanique), au point que Privateer Press met lui aussi ses règles gratuitement à disposition (en anglais du moins).

Les accrocs au Focus et à la Furie et au jeu compétitif sont néanmoins ravis : pour la première fois cette année, au fil d'une semaine entièrement dédiée au jeu, des joueurs de France, de Navarre et d'ailleurs pourront mesurer leur talent au gré d'une série de tournois et de rendez-vous ludiques et modélistiques.
Grégoire Boisbelaud, hobbyiste multicartes a encore une fois bien voulu répondre à quelques interrogations sur le travail de Victoria Game et l'IronWeek, première du nom.
Il faut reconnaître, Matt Wilson sait y faire pour donner un style et une approche singulière à ses travaux. Son travail influence largement le design des Royaumes d'Acier. Normal, il en est l'un des pères (c'est aussi l'un des pères d'un autre jeu magnifique : Legend of the Five Rings).

mardi 7 juillet 2015

Pourquoi Warhammer : Age of Sigmar n'est pas le jeu que vous attendiez (et pourquoi il pourrait bien être ce que vous n'attendiez pas)

L'interweb bruisse de hauts cris et de rumeurs, de soupirs et de déclarations fracassantes depuis peu à propos de la sortie de Warhammer : Age of Sigmar, la nouvelle itération d'un jeu héroïque-fantastique made by Games Workshop qui semble prendre le monde ludique autant à contrepied qu'à rebrousse-poil. Conspuée pour sa simplicité, son manque d'équilibre ou son look, la nouvelle proposition ludique de GW fait couler beaucoup d'encre numérique, et c'est bien normal. Leader historique d'un marché de niche qui s'est beaucoup morcelé ces dernières années, la firme anglaise se devait de réagir face à la multiplication des propositions ludiques et à l'affaissement progressif mais continu des ventes de son jeu historique Warhammer Fantasy Battle.

En Lustrie, les Hommes-Lézards ont senti le coup venir, ils se sont barrés en laissant les skavens dans la merde. Pour être sûrs de ne pas être ennuyés, ils ont même changé de nom.

lundi 22 juin 2015

La Guerre au Garage : interview

La Guerre au Garage, j'en ai déjà un peu parlé, tout le monde connaît (si ce n'est pas le cas, dépêchez-vous d'aller découvrir cette chaîne Youtube). Mais on connait moins les deux intrépides joueurs / modélistes / réalisateurs / copains qui sont derrière. Suite à la récente diffusion du septième numéro consacré au système Warmachine/Hordes, l'un des deux compères, Rémi alias "Run" a bien voulu se prêter au jeu des questions/réponses avec beaucoup de sympathie et d'honnêteté. On y découvre un duo de passionnés, motivés par une envie commune et soucieux de produire un travail de qualité. Des joueurs plein d'enthousiasme pour les belles figurines et les systèmes riches mais aussi des pères de famille pas oublieux des questions économiques dictées par leur exigence de qualité. Des types très sympas dont le travail et le dynamisme communicatifs gagnent à être connus. Quand, en plus, ils vous parlent de jouer à Battle sans céder aux sirènes consuméristes que fait hurler GW autour de l'Âge de Sigmar et qu'ils montent des forces Warmachine pétries de splendides conversions bien senties, on se dit que le hobby reste rempli de gens bourrés de bon sens et de talent. Entre Olive et Tom, Starsky et Hutch, Tif et Tondu ou Gotrek et Félix, il faudra désormais ajouter les noms de Mat & Run.


Où l'on apprend que les maîtres de la Guerre au Garage ont des tuyaux bien remplis, des familles compréhensives, du talent plein les doigts et des envies plein la tête


La solitude du modéliste le soir dans son garage ;) Et sa superbe armée d'elfes noirs. 

lundi 15 juin 2015

Mondes sur tables : promenades ludiques et rendez-vous manqués

Dans les méandres de l'interweb, il se trouve de tout, le pire, et le meilleur. Comme le pire n'exerce que peu d'attrait sur moi, j'évoquerai le meilleur. A l'instar de nombre de confrères, les étagères et les cartons oscillent toujours entre du pas peint/presque peint/peinture entamée/peint/jamais déballé/à vendre... Or donc, ayant dans ma pile quelques anciennes références Confrontation à vendre, j'ai fait affaire avec un sympathique confrère qui, au détour d'une conversation rapide mais riche, m'avoua être tombé dans Batman the Miniature Game autour duquel je tourne depuis quelque temps comme une mouche autour d'un fruit blet. L'adresse de son blog aux longues oreilles en main, j'ai donc pu me plonger dans la lecture des règles traduites par ledit rongeur avec grand plaisir... Prévenante, la bête aux dents longues (et à la barbe fournie !) a même inclus des petits conseils d'achat pour débuter sans se ruiner dans le jeu. Voilà qui n'aidera pas à restreindre le budget du mois de juin...
Une imposante table de Warhammer 40K. Tyranides contre Space Marines. Comment dit-on chez Shakespeare : "the elephant in the room" ? ;)

lundi 11 mai 2015

Trompettes de la renommée : nouveau moteur au Garage et nouvelles couleurs de zine

Le monde ludique est petit (de 28mm à 6mm en général en ce qui nous concerne), mais il est également très fourni et très divers. Les goûts des uns et des autres étant différents, il s'avèrent parfois difficile d'être au courant de la diversité des propositions ludiques concernant nos chers petits bonhommes. Heureusement, à l'heure où la frontière se brouille volontiers entre les affrontements entre figurines et certains jeux de plateaux (vaste débat pour un autre jour), l'interweb, ses multiples recoins et ses nombreux hérauts et héros permet aujourd'hui au joueur curieux de se tenir informé sur les multiples propositions de son activité préférée. Pourquoi ce long préambule ? Parce qu'aujourd'hui, pas question d'évoquer un quelconque projet ludique personnel (oui, je rentre de vacances ;) ) mais bien de mettre en lumière deux initiatives louables.
Non, je ne vous parlerai pas (beaucoup) de Ravage Respawn, la Renaissance du Retour de la Revanche...