Nés de prestigieux parents, Alkemy a connu les affres de l'abandon et frôlé l'oubli avant de retrouver les bras réconfortants de joueurs passionnés. Personne n'a oublié les premières boîtes soldées pour un prix dérisoire lorsque l'éditeur originel, Kraken, finit par jeter l'éponge. Jamais abandonné par les joueurs et les passionnés, l'univers d'Alkemy, sept ans après ses débuts, s'apprête à se lancer dans l'aventure du financement participatif. Dans un paysage francophone contrasté, Alkemy reste un jeu d'une simplicité et d'une profondeur rares porté par une communauté et une équipe motivée, investie et dynamique. Avec son bâton de pèlerin, Nicoleblond - bonne fée veillant sur le jeu via l'équipe d'Alchemist Miniatures - parcourt la France pour mener démonstrations et rencontres incessantes autour du jeu. Un jeu discret mais qui gagne à être connu pour son univers original, ses figurines singulières et son approche ludique qui vise autant à créer du récit qu'à se triturer les boyaux de la tête pour ne pas faire que se jeter à corps perdus dans des combats interminables.
Univers riche, Alkemy se double aussi d'un jeu de rôle (une deuxième édition vient de sortir) qui permet de prolonger la visite d'un univers fouillé, très riche et dont la profondeur peut parfois se révéler vertigineuse pour le novice juste curieux. Qu'importe, les informations sont nombreuses et les sources riches, sans compter une communauté disponible et plutôt attachante. Un jeu sans prise de tête autour d'un monde plein de promesses, qui ne cherche pas à fourguer de la figurine à tout crin mais plutôt à fédérer et rassembler les joueurs. Autre fait notable, pour les jeunes joueurs, Alkemy reste un des jeux les plus abordables et les plus simples en terme de mécanique ludique, le tout sans renier une profondeur tactique plus grande qu'il n'y paraît.
A l'heure où se prépare une campagne de financement participatif pour donner vie à deux nouvelles factions de l'univers d'Alkemy, Nicoleblond a bien voulu se prêter au jeu des questions-réponses avec sa volubilité et sa passion habituelles. Posez votre bâton de pèlerin numérique et écoutons-le parler un peu...
mercredi 23 septembre 2015
dimanche 20 septembre 2015
Coloriage : figurants Rogue Trader
Après un premier et un deuxième aperçu des barbouillages destinés à mettre en couleur quelques personnages pour accompagner une campagne Rogue Trader (le jeu de rôles, pas la première édition d'un jeu de batailles futuriste hanté par la guerre), voici quelques vues de personnages secondaires peints pour représenter des adversaires ou quelques alliés des personnages. La qualité des photos reste douteuse mais donne un aperçu de l'ensemble...
| Les vilains pas beaux cultistes du chaos, hérétiques divers et variés et suppôts des puissances de la ruine. |
mercredi 16 septembre 2015
Shopping : Basius + Games & Gears
Le figuriniste a deux ennemis, le temps qui file et la place qui manque. Du coup, à moins d'être Crésus et/ou d'avoir une vaste surface à ne dédier qu'au jeu et au hobby, il faut être soit rapide, soit ingénieux pour profiter vite des figurines fébrilement coloriées. Ca tombe bien, n'étant ni l'un, ni l'autre, j'use souvent d'expédients pour pallier mon manque de temps et de place. Certains en ont déjà parlé (Morikun par ici et Wallach, par là), la sympathique famille anglaise de Wargames Bakery, après deux financements participatifs, vient de clôturer une nouvelle campagne autour de leurs plaques de moulage pour socle. Le principe est aussi ingénieux que malin : une plaque, gravée en négatif qui peut accueillir de la résine verte pour y mouler une empreinte qui, en séchant, viendra décorer un socle plus rapidement que la méthode ancestrale du sable, flocage et décor. Certes, c'est moins personnalisé (quoi que rien n'interdise de mixer les techniques) mais c'est surtout plus rapide, tout en garantissant une unité de soclage idéale pour une bande, une troupe voire toute une armée.
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| Le colis, packaging et main d'oeuvre à la Mantic. Pas de casse et un emballage plutôt soigné. |
vendredi 11 septembre 2015
Interview : Grégoire Boisbelaud, rédacteur en chef du Blogurizine
A l'heure où la presse consacrée à la figurine fait pâle figure (White Dwarf n'est plus qu'un prospectus commercial quant à Ravage, outre son décalage permanent avec l'actualité, il persiste à s'épancher sur une poignée de jeux dans des dossiers interminables ou des articles brouillons... en oubliant tout le reste), tout espoir n'est cependant pas perdu ! Depuis juillet 2008, le discret mais durable Blogurizine, naît de l'enthousiasme collectif d'une communauté motivée sous l'impulsion d'une bande de confrères dynamiques. Cinq ans plus tard, au fil de 20 numéros éclectiques et électroniques, le fanzine a pris sa place dans les disques durs et le coeur de bien des figurinistes francophones.
Multiples, les raisons du succès se composent principalement d'une belle dose d'enthousiasme communicatif, d'articles très variés qui tapent aussi bien dans les grosses machines ludiques que les propositions plus discrètes (voire confidentielles), d'articles et de tutoriels pratiques et pédagogiques, d'une bonne humeur rafraîchissante et surtout d'une objectivité assumée. Rien de ce qui n'est dit n'est forcé pour la bonne raison que tout est basé sur le volontariat et les propositions des rédacteurs.
Topos très complets sur une grande variété de jeux (figs toutes échelles et plateaux), parties pas à pas, conseils de peinture pour les gens normaux (ben ouais, tout le monde ne veut/peut pas se farcir de la peinture de compétition), pistes pour se (re)motiver à peindre ou jouer en solo, retours sur des manifestations ou encore conseils pour monter sa première force : le Blogurizine c'est en somme le rêve du figuriniste curieux. Créé et rédigé par des passionnés, le magazine (oui, à ce niveau ce n'est presque plus du fanzinat) assume son approche singulière, n'assomme pas avec des kilos de pages de publicité et vous offre même des jeux en encart : tout ce que devrait faire mais ne fait plus une presse payante complètement perdue dans une schizophrénie mal digérée entre une passion mal assumée et des lignes éditoriales et commerciales qui se confondent trop souvent. un titre de presse spécialisée par des spécialistes et pour les figurinistes francophones : le rêve numérique (et gratuit !!!) à portée de clic. Et le fruit d'un énorme boulot collectif, invisible, passionné et passionnant qui fait un bien fou à la communauté des joueurs.
Depuis le dernier numéro, à l'occasion d'une évolution graphique impressionnante, Belisarius a passé la main à Grégoire Boisbelaud... qui a bien voulu répondre à quelques questions.
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| Et ouais, maintenant au Blogurizine, l'argent et les filles sont monnaie courante. Photo de la pin-up surprise du numéro 20 consacré au steampunk (le numéro, pas la pin-up, elle doit avoir autre chose à faire dans la vie) |
Topos très complets sur une grande variété de jeux (figs toutes échelles et plateaux), parties pas à pas, conseils de peinture pour les gens normaux (ben ouais, tout le monde ne veut/peut pas se farcir de la peinture de compétition), pistes pour se (re)motiver à peindre ou jouer en solo, retours sur des manifestations ou encore conseils pour monter sa première force : le Blogurizine c'est en somme le rêve du figuriniste curieux. Créé et rédigé par des passionnés, le magazine (oui, à ce niveau ce n'est presque plus du fanzinat) assume son approche singulière, n'assomme pas avec des kilos de pages de publicité et vous offre même des jeux en encart : tout ce que devrait faire mais ne fait plus une presse payante complètement perdue dans une schizophrénie mal digérée entre une passion mal assumée et des lignes éditoriales et commerciales qui se confondent trop souvent. un titre de presse spécialisée par des spécialistes et pour les figurinistes francophones : le rêve numérique (et gratuit !!!) à portée de clic. Et le fruit d'un énorme boulot collectif, invisible, passionné et passionnant qui fait un bien fou à la communauté des joueurs.
Depuis le dernier numéro, à l'occasion d'une évolution graphique impressionnante, Belisarius a passé la main à Grégoire Boisbelaud... qui a bien voulu répondre à quelques questions.
lundi 7 septembre 2015
Coloriage : Morikun Maxi Mash Up
Gardien vindicatif et prolifique d'un temple virtuel est plus réputés, Morikun, pour fêter son 300000ème visiteur organisait un petit concours autour du thème du : Gardien du Temple. Je n'avais pas spécialement (au vu de mes talents et de mon temps disponible) l'intention d'y prendre part jusqu'à ce que je me retrouve quelques jours sans famille dans les derniers jours d'août. J'ai donc mis quelques moments de côté pour tâcher de proposer une représentation toute personnelle dudit gardien.
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| Gardes du temple. Participation de Games Workshop au concours du temple :) |
jeudi 3 septembre 2015
Mantic Games, vers l'infini et au-delà (2ème partie)
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| "Ack ! Ack ! Ack !" : Mars attaque de nouveau sous la houlette de Mantic Games. |
dimanche 30 août 2015
Interview : Asslessman, Leadplague et oldhammer à la française
Un pseudo comme on n'en fait plus s'est fait un nom dans la communauté du hobby. Fervent amateur d'Oldhammer, collectionneur de vieilleries rarissimes autant que de sculptures mythiques, il possède par ailleurs un rythme de peinture plus que régulier et met en couleurs aussi bien des nouveautés que des anciennes références mythiques : Asslessman, blogueur français, anglophone et hobbyvore a répondu à quelques questions. Un échange qui dessine le profil d'un assidu, peintre plus doué qu'il ne veut le dire, et dont la conception du hobby rejoint la volonté largement partagé de faire prévaloir le fun et l'échange à la compétition à tout crin.
Des pages facebook qu'il administre jusqu'à ses posts réguliers, l'homme s'y entend pour faire partager ses coups de coeur pour des vieilles figurines souvent oubliées tout en piochant dans les gammes actuelles pour convertir les nombreuses bandes pleines de caractère qui ornent les pages de son blog et on l'imagine ses étagères. Asslessman, où les chroniques d'un passionné modeste mais doué, entre hier et demain.
Des pages facebook qu'il administre jusqu'à ses posts réguliers, l'homme s'y entend pour faire partager ses coups de coeur pour des vieilles figurines souvent oubliées tout en piochant dans les gammes actuelles pour convertir les nombreuses bandes pleines de caractère qui ornent les pages de son blog et on l'imagine ses étagères. Asslessman, où les chroniques d'un passionné modeste mais doué, entre hier et demain.
| La grande époque de Warhammer et ses persos comme on n'en fait plus. Un renégat, borgne et pas content vénérant un dieu du chaos rayé depuis du fluff par GW : Kaled Daark, champion de Malal |
mercredi 26 août 2015
A quoi on joue ? Age of Sigmar, "casual wargame"
Age of Sigmar, le nouveau jeu de Games Workshop venu remplacer Warhammer Battle et son Vieux Monde, tués par the End Times pour faire place à la nouveauté (ce n'est pas le débat du jour, on en a déjà parlé). La torpeur estivale a peu à peu emporté aussi bien les cris de colère des déçus que les hourras des amateurs conquis ou les soupirs ennuyés de ceux qui s'en moquent royalement. D'aucuns raillent le look des nouvelles figurines quand d'autres pleurent un système de points supposés leur permettre d'équilibrer leurs armées. Pour ma part, j'ai simplement sorti quelques figurines du placard pour tester sur une table la nouvelle proposition made by GW. Retour d'expérience.
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| Revenu à la vie une nouvelle fois, le personnage transcende les époques pour continuer sa quête sans fin dans l'Âge de Sigmar : René... euh.... Nagash ! |
lundi 24 août 2015
Mantic Games, vers l'infini et au-delà ? (1ère partie)
En 2009, dans l'ombre de Games Workshop, naissait outre Manche Mantic Games, une petite entreprise avec de grandes ambitions et une maxime comme on en fait presque plus "De grandes armées, de grandes batailles, des supers prix". Rapidement, des boîtes de figurines au format ressemblant à celui des coffrets vidéos de jadis font leurs apparitions un peu partout proposant aux wargamers toute une série de troupes génériques représentatives des grands peuples du médiéval fantastique. Le tout n'est ni criant d'originalité, ni très qualitatif en terme de sculpture mais pour poser des masses de pitoux sur une table, le rapport qualité prix est imbattable. Sans connaître un succès fulgurant, la marque fait son trou en inondant le marché de boîtes très peu chères pour son jeu maison dont à l'époque quasiment personne ne parle : Kings of War (écrit pourtant par Alessio Cavatore, un ancien de Games Workshop) et qui sort annoncé en septembre 2010. Des boîtes d'armées sortent rapidement constituant aussi (et c'est l'idée) des proxies de choix pour le jeu de chez Smith en face, j'ai nommé Warhammer Battle.
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| Mantica, ton univers impitoyablement aseptisé... Rien de folichon a priori |
mercredi 19 août 2015
Interview : Morbäck le Kouze, le hobby dans la peau. Rencontre avec un artiste de la figurine
Leur blog est un incontournable de la sphère hobbyiste française et même internationale : les célèbres Kouzes enflamment les rétines des internautes du monde entier depuis 2008 avec leurs conversions audacieuses, leurs peintures saisissantes et le plaisir communicatif qu'ils ont à dévoiler leurs petits secrets. Morbäck, kouze originel, artiste prolixe autant qu'inventif, original autant que talentueux et aussi humble que sympathique s'est prêté au jeu des questions-réponses pendant la trêve estivale.
L'artiste y confirme sa générosité (que nombre de concours ont déjà révélé), son dynamisme et répète que le travail, l'échange et l'opiniâtreté restent les meilleurs armes du hobbyiste motivé. Non content d'être un pur concentré d'idées aussi géniales que parfois simples, le Blog dé Kouzes demeure un ravissement pour les yeux autant qu'une salutaire dose hebdomadaire de bonne humeur et de conseils dispensés simplement par de vrais artistes du cutter et du pinceau. Emmenés par un Morbäck dynamique et aussi attachant que l'arthropode dont il a choisi le nom, les compères ont encore devant eux de beaux jours dans les méandres de l'interweb et sur les tables de jeux !
L'artiste y confirme sa générosité (que nombre de concours ont déjà révélé), son dynamisme et répète que le travail, l'échange et l'opiniâtreté restent les meilleurs armes du hobbyiste motivé. Non content d'être un pur concentré d'idées aussi géniales que parfois simples, le Blog dé Kouzes demeure un ravissement pour les yeux autant qu'une salutaire dose hebdomadaire de bonne humeur et de conseils dispensés simplement par de vrais artistes du cutter et du pinceau. Emmenés par un Morbäck dynamique et aussi attachant que l'arthropode dont il a choisi le nom, les compères ont encore devant eux de beaux jours dans les méandres de l'interweb et sur les tables de jeux !
| "Merveilleux fous volants du 41ème millénaire" by Morbäck. Le Scarabée Intrépide (au centre) est un vrai joyau en terme de conversion comme de peinture. |
Où Morbäck 'King of The Kouzes' revient sur son passé, dévoile quelques secrets, annonce son intention d'explorer les univers fantastiques, relate ses sept ans de présence sur l'interweb et évoque sans ambages les raisons d'une passion non démentie depuis ses plus jeunes années.
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